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Les Articles par Helen Ricco

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Notre peur de la mort

Le travail que nous entreprenons éclaire en permanence d’innombrables questions importantes, sous des angles bien différents, mais je vais choisir d’en traiter une brièvement ci-dessous, pour donner juste un exemple, et cependant quelle question monumentale : la Mort !

 

J’ai souvent posé cette question à plusieurs personnes différentes : « S’il nous était possible de choisir, préféreriez-vous vivre éternellement ? » Et la réponse a toujours été, ainsi que je m’y attendais : « Oui ! » Alors, je retorquais : «  Pourquoi ? » Et j’entendais toutes sortes de réponses, telles que : « Qui choisirait de mourir ? » Parce que j’adore être là et être en vie » ou bien « L’idée de cesser d’exister me fait peur », etc… Cependant le vrai  phénomène qui réside sous cette palette d’apparences est toujours le même : « LA PEUR DE L’INCONNU ». C’est tout simplement parce que nous ne savons pas où nous allons, comment nous nous sentirons, si cela nous conviendra ou sera même supportable ??? Cependant, si nous acceptons d’ignorer totalement tout ce qui est mentionné ci-dessus, alors nous sommes obligés d’admettre que nous ne pouvons pas dire, penser ou savoir ceci : Que nous arrive t’il une fois que nous avons cessé d’être de ce monde, est-ce nécessairement pire que ce que nous avons connu sur terre ? Comment pouvons-nous savoir si, ce qui suit, n’est pas MEILLEUR que ce que nous avons connu jusque là ?

 

Un autre phénomène très intéressant, que j’ai observé (dans mes expériences), est : contrairement à ce que chacun peut penser, ce ne sont pas les gens qui mènent les existences les plus heureuses, les plus épanouissantes, paisibles et harmonieuses qui souffrent le plus de la peur de la mort ( et font tout leur possible pour s’accrocher), mais ce sont ceux qui se plaignent en permanence et vivent constamment à travers leurs douleurs, qui ont des difficultés profondément enracinées à accepter cette réalité. Et là je ne fais pas référence aux gens suicidaires (pour lesquels c’est un autre problème), mais aux personnes ordinaires que nous rencontrons tous les jours.

Lorsque nous commençons à reconnaître notre finitude comme étant une étape naturelle de la vie, en l’acceptant en tant que telle, comme une réalité inévitable de la vie, que nous devons tous affronter tôt ou tard, nous devenons plus résistant/malléable. Ceci nous permet d’approcher simultanément de telles questions à partir d’une autre perspective, étant donné que nous cessons de vivre dans leur crainte.

La mort est unes des innombrables questions, pour lesquelles mon travail nous apporte une aide. Comme je dis toujours : chaque personne à sa manière et en son temps….

 

Par exemple, en acceptant notre propre mort, nous la vivons plus comme une continuité, un autre cycle, un changement plutôt qu’une perte. Par conséquent, cette réalité nous permet d’accepter automatiquement la mort de nos êtres aimés d’une nouvelle manière. Ainsi que mon cher défunt Maître, Michel Guerry, le disait à si juste titre : «  C’est seulement quand on cesse de craindre sa mort que l’on commence à VIVRE ».

 

 

Notre Pathos est un double mouvement sain et necessaire

Tout ce que nous faisons en Sophrologie Caycédienne est perpétuellement envisagé pour nous amener à accepter les choses que nous faisons tous les jours (consciemment ou inconsciemment). Notre but est de rester à tous prix, constamment proche de la réalité.

Un des doubles mouvements les plus importants est notre souffrir/jouir, autrement appelé notre PATHOS même de la vie, sans lequel nous ne serions pas humains. Notre pathos est ressenti/vécu à travers nos joies/douleurs, à travers nos rires/larmes, qui dans leur plus simples expressions, nous sont essentiel pour nous convaincre que nous sommes vivants, d’où découle notre VIVANCE (la vie qui coule et se manifeste dans une continuité vivante).

 

En pratiquant la Sophrologie Caycédienne, nous amenons notre pathos en équilibre, afin de ne pas sentir que nous subissons notre existence dans l’irrationalité (agressée). Nous apprenons à comprendre/accepter la présence constante des deux émotions et à les reconnaître lorsque l’une d’elles sort de ses proportions et commence à  atteindre des extrêmes. Nous savons que la simple pensée de vouloir éradiquer nos douleurs ou larmes, signifierait que nous mettons nos joies et rires en péril, ce qui en vient à mettre notre vie en jeu. Et ceci est valable pour de nombreux doubles mouvements qui appartiennent à la réalité de la vie, mais nous sommes fréquemment conduits à tort à croire que nous aimons la sensation de l’un et non de l’autre. Et tout cela se produit car nous passons le plus clair de notre temps à fuir ces émotions qui nous sont pénibles (physiquement/mentalement) et par conséquent nous ne développons jamais les aptitudes nécessaires pour y faire face. Pratiquement, cela se résume à ceci : si nous cherchons à vivre seulement à travers un seul groupe de sentiments, nous vivons partiellement et  non entièrement. Comme je le dis souvent : « Lorsque notre Âme a peur de mourir, elle n’apprend jamais à Vivre ».

 

Accepter la difficulte

La Sophrologie Caycédienne nous donne tous les outils essentiels pour faire face à toute émotion naturelle. Ce n’est pas lorsque nous nous détachons des choses que nous craignons ou détestons que nous devenons mieux équipés pour y faire face plus efficacement. Et ce n’est pas non plus lorsque nous essayons de les contrôler que nous parvenons à mieux nous tirer d’une situation difficile/douloureuse. C’est par la compréhension, l’acceptation, et quelquefois, même en aimant certaines choses, en les faisant devenir nos alliées que nous nous donnons l’occasion de les explorer, de les connaître et de vraiment les approcher. (Pensez seulement pendant un instant, n’est-ce-pas avec les choses qui vous sont les plus familières, que vous êtres le plus à l’aise ?) En agissant ainsi, nous apprenons à faire la place à nos sentiments authentiques, ceux qui viennent de l’intérieur, non pas ceux que nous croyons être le plus appropriés, à cause de notre éducation/culture, ou de la compréhension que nous en avons.

Ce n’est pas l’exécution d’actes qu’on attend de vous, qui nous aide à être en contact avec qui nous sommes vraiment.

Craindre ou ne pas craindre ?

Pourquoi avons-nous peur, d’où cela vient-il ?

 

Il y a deux sortes de peurs :

 

1.     La peur de l’inconnu

2.     La peur de ce que nous connaissons déjà.

 

Aujourd’hui la plupart des gens affrontent le sentiment de peur, tout comme tout autres sentiments négatifs ; à savoir, ils cherchent à l’effacer de leur répertoire d’émotions. C’est une de nos plus grandes erreurs ! La peur devient nuisible, lorsqu’elle est disproportionnée, mais c’est la même chose pour tout autre sentiment. Par conséquent, en l’acceptant et en la comprenant, nous développons un mécanisme constructif pour y faire face.

 

Prenons l’exemple le plus simple dans lequel c’est la Peur qui  nous sauve : « La lutte ou le fuite » qui appartient à nos instincts primaires. C’est le sentiment de peur qui induit la production de substances physiologiques libérées dans tout notre organisme, qui nous donnent la force de nous défendre ou de fuir.

 

Si nous ne devions pas ressentir de la peur, elle n’existerait simplement pas. Ainsi, il existe une utilisation positive de la peur, mais avant même de développer ce concept plus amplement, je dirai que nous ne pouvons pas et ne devrions pas avoir envie de nous débarrasser de quelque chose à moins de le connaître réellement. Quel ressentiriez-vous,  si quelqu’un vous disait qu’il ne peut vous supporter, avant même de vous rencontrer ? Mais c’est ce que les gens ont tendance de faire tout le temps. Ils vont jusqu’à dire qu’ils aiment quelqu’un, avant même de le connaître.

 

Nous avons peur de tout ce que nous ne connaissons pas, parce que nous avons l’impression que si nous pouvons concevoir ce qui nous attend, nous sommes mieux armés pour nous sortir d’une situation donnée. Cependant nous avons tous vécu de façon répétée des expériences qui nous ont prouvé que cette théorie est fausse, alors pourquoi nous y somme nous attaché si fermement ?

 

Et nous craignons ce que nous pensons connaître, parce que nous sommes simplement sûrs de ne pas vouloir le revivre.

 

Eh bien, laissez-moi vous dire que les deux scénarios ci-dessus ne sont pas réels. Pourquoi ? Parce que dans les deux cas, qu’une chose soit familière ou pas, je vous garantis que toute expérience est et restera unique. En réalité, la vie ne peut être calculée, prévue ou contrôlée ; par conséquent, notre meilleur pari est de stimuler/augmenter nos aptitudes et de faire confiance à notre capacité d’improvisation.